Présentation du collège

Samedi 24 mai 2008
Content d'avoir  revu le collège et surtout les professeurs que j'aimais tant  taquiner. Steve


Plus de quarante ans que je n'avais pas pénétré dans ce collège. Que de souvenirs en regardant des photos de classe, en revoyant des têtes connues. Quel dommage de ne pas se retrouver aujourd'hui à ressasser le "bon ou le mauvais vieux temps de notre scolarité dans ces lieux.  Martine BLACHE (AMANS)

Onze ans déjà que j'ai quitté ce vieux collège. Les choses ont beaucoup changé depuis, des améliorations bien entendu. Je trouve le travail réalisé pour ce centenaire d'une très grande qualité. Bravo pour ceux qui ont travaillé dur à cette remarquable réalisation.
André Chaléat, un prof de gym qui a connu beaucoup de satisfaction à travailler dans ce collège

Plus d'une dizaine d'années plus tard, c'était très sympa de revenir sur les lieux de mon adolescence... Rencontre d'anciens profs, documents d'époque (journaux et vidéos) m'ont permis de me remémorer quelques anecdotes... Merci à tous ceux qui ont participé à ce Centenaire du Collège. Daniel K.




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Jeudi 22 mai 2008

          Si vous cherchez  la vanne, elle est ici, au plafond





                         Et si vous voulez vous évader, c'est aussi ici, par le plafond
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Jeudi 22 mai 2008

                            La cantine est toujours décorée




   On peut voyager en mangeant (coucou Blossom et Nelly)





       La nourriture est saine et les élèves savent, sans que l'on le leur dise, ne pas abuser des serviettes.
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Jeudi 22 mai 2008

 



                                                                              Réservation à l'ancienne



                               Clé ou masse d'armes ?






                             Clé qui s'en balance




              Un collège bien câblé !




                             
            Pour écrire sur l'écran des ordinateurs ?






                    On est sur la bonne voie  !






                                            
                        Pour rafraîchir les stylos ...




                                           ... ou pour lessiver le carrelage ?






                                 Un cours de français aujourd'hui





                  Des élèves de 3e5 faisant des heures supplémentaires



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Jeudi 22 mai 2008


                                           Des bonbonnes






                                                 Des casiers so british







                                 Des coupes pour les vainqueurs du concours de rangement ?






                                              Au cas où le café serait trop fort ?




                      Mesure radicale contre les fumeurs !




Ben oui, les professeurs travaillent plus que 18 heures par semaine !





Suivez la flèche et vous trouverez non pas un porte-manteau





    ....mais un professeur qui doit boire beaucoup de café avant de saisir les notes sur les vieux ordinateurs !



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Jeudi 22 mai 2008

                          Les surveillants surveillent la  plage, euh non la  cour !



                    La concierge garde les nombreuses clés.



  A la vie scolaire, quand un élève disparaît des écrans, on peut toujours le retrouver grâce au globe.




                 Les secrétaires sont branchées sur le monde entier





                   La preuve !




                            Elles ont même un Minitel tout neuf !




     Et quand l'heure passe trop lentement, elles voyagent...





   Et pendant ce temps, à l'intendance, Marie-Paule prépare la journée portes ouvertes....



         ou  fait des essais de nature morte.




Et le principal, il rêve à quoi dans son bureau ?
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Jeudi 1 mai 2008
Le Dauphiné a publié récemment l'interview de monsieur Dufaud, ancien agent de service du collège, interview réalisée par les élèves de 3e5.
La voici, telle qu'écrite par les élèves :

" Les relations entre les élèves et nous étaient très familiales."

M. Lucien Dufaud, âgé de 82 ans, a été agent de service spécialisé dans la cuisine au Collège de l'Europe dès 1948. Il est venu nous parler de la vie au collège.

A quelle date avez-vous commencé à travailler au collège ?
J'ai commencé à travailler au collège de l'Europe le 27 février 1948, au retour de mon service militaire en Allemagne. J’ai été apprenti en cuisine puis j’ai été embauché au bout d’un mois. Je suis resté au collège jusqu'en 1967. Après je suis allé travailler au lycée technique. En tout, j'ai travaillé 46 ans.


Quels étaient les effectifs du collège en 1948 ?
Le collège était exclusivement réservé aux garçons. Ils étaient entre 70 et 75, ils dormaient dans l'internat qui se trouvait au deuxième et troisième étages, dans de grands dortoirs. Ils étaient surveillés par 2 surveillants de métier qui vivaient avec eux. En 1952, les élèves étaient beaucoup plus nombreux, environ 480.


Comment étaient disposés les bâtiments du collège ?

L'entrée du collège était au même endroit. A la place du gymnase d'aujourd'hui il y avait des terrains agricoles et les WC étaient à la place du CDI. Les élèves rentraient par la même entrée. Les cuisines étaient au sous-sol.

Comment fonctionnaient les cuisines ?
Je remplissais les fonctions de boucher et de cuisinier. On n’utilisait pas de conserves à l’époque. La viande et les légumes étaient frais et la vaisselle était faite à la main. Je me chargeais de la viande : il fallait découper les quartiers de boeuf qui arrivaient au collège. Il n'y avait pas de gaz, on cuisinait au charbon.


Comment se passaient les repas ?
Le petit-déjeuner était servi au sous-sol à 7 heures du matin. J’arrivais au collège à 5h 45. Comme les élèves étaient internes on devait travailler un dimanche sur deux.


Les élèves pratiquaient-ils des activités sportives ?
Bien sûr ! La plupart des sport actuels, ils les pratiquaient déjà. Tous les matins ils partaient à pied du collège jusqu’à la rue Bouvet. De plus, le dimanche, les surveillants les emmenaient en balade.


Pouvez-vous nous parler du collège en général ?

Il n'y avait pas d'uniforme mais les élèves portaient une blouse pour travailler. Les matières étaient à peu près les mêmes que maintenant, à part l’ordinateur, mais il y avait aussi des ateliers d’ajustage et de maçonnerie Quand un élève était puni, il était de corvée en cuisine à éplucher les pommes de terre, un peu comme à l’armée, et s’il faisait du bon travail, on lui donnait un gâteau en récompense. Mais la plupart du temps les élèves venaient nous aider sans obligation, les relations entre les élèves et nous étaient très familiales.

Propos recueillis par Alexia, Cassandra, Edith, Eline, Emilie, Sacha.


                      Une carte postale montrant un état antérieur du réfectoire

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Jeudi 24 janvier 2008
  •  En 1884, Berthe Ruas, supérieure des Soeurs du Saint-Sacrement, achète une propriété de plus 3 hectares à Jean-Baptiste Victor, ancien maire de Bourg-de-Péage (1887-1892). Berthe Ruas fait construire une école de trois étages. Cette école comporte 6 sections : une classe enfantine, deux élémentaires, deux écoles primaires supérieures et une agricole.

  • En 1905, Berthe Ruas connaît des difficultés financières ; c'est aussi les lois de Charles Combes, Bourg-de-Péage achète l'école. Pour cela la ville fait un emprunt sur la fondation (legs) de Dellay d'Agier (grand bienfaiteur de Bourg-de-Péage) au taux de 3,5 %. A cette époque, une inflation importante règne. La ville a fait une très bonne affaire. La ville fait des améliorations de cet immeuble, le dote d'une bibliothèque, d'appareils agricoles et de physique.
  • Le 27 septembre 1908, jour de l'inauguration de l'école primaire supérieure, Romans fête le souvenir du discours prononcé par Gambetta lors de son voyage dans la Drôme, le ministre Paul Doumergue inaugure la poste de Romans, le Pont neuf, pose la première pierre de l'école du commerce et de l'industrie (lycée Auguste Bouvet). Romans organise un grand banquet... Bourg-de-péage, très fière de son école primaire supérieure, organise une grande kermesse le dimanche après-midi dans le "clos " de l'école. Tous les Péageois sont invités. Des affiches sont placardées dans la ville.


  • A cause de la lenteur administrative, l'autorisation du ministre qui autorise la section agricole n'arrive que le 1er octobre 1908 ; cette section agricole durera jusqu'en 1920. Cette école comporte des sections élémentaires et une supérieure, elle est destinée aux jeunes gens.
Cette école primaire supérieure existait déjà depuis 1904, l'école du Temple (école de la République groupe scolaire Jean Moulin) comportait une salle d'asile, une école élémentaire pour les filles et les garçons, séparées par un mur. Pour les jeunes gens une section supérieure. En 1908 c'est un transfert et surtout une façon de séparer les filles des garçons.

  • En 1910, l'école primaire supérieure, la section agricole (le professeur et trois meilleurs élèves) vont à Bruxelles pour l'exposition internationale.  Mon grand-père faisait partie du voyage.
 
Jacqueline Gélibert
Voir le
site personnel


Il faut ajouter à cela que le collège a été transformé en
hôpital militaire pendant la Première guerre mondiale.


    

En 1938 il a été transformé en une Ecole primaire supérieure avant de devenir Collège moderne de garçons en 1940 puis annexe des Collèges ou Lycées de la ville de Romans.

En 1965 enfin, ce collège d'enseignement secondaire a obtenu son autonomie et a été baptisé en 1989 "Collège de l'Europe Jean Monnet".

(extrait du carnet de présentation du collège distribué aux élèves de 6e)


Textes d'élèves de 3e


« Les élèves ne sont plus obligés de porter des uniformes. »

Comment je suis né ?
En 1889, Berthe Ruas a acheté une propriété de plus 3 hectares dans l'intention de me bâtir.
Mais c'est seulement le 27 septembre 1908 que j'ai réellement vu le jour.
A mes débuts, je comportais six sections, de la classe enfantine à la classe agricole. Après mon rachat par la mairie, je fus une école primaire supérieure (enseignement qui faisait suite à l'école primaire).
Lors de la première guerre mondiale je suis devenu provisoirement un hôpital. J'ai vu de nombreux blessés, ainsi que des morts. J'ai admiré le dévouement des médecins et des infirmières et le courage des soldats s'accrochant à la vie. C'était une très dure épreuve !
Puis, en 1940 j'ai été transformé en un internat pour jeunes garçons. Et c'est seulement en
1965 que j'ai connu mon indépendance en tant que collège d'enseignement secondaire. J'ai été
définitivement baptisé le Collège de l'Europe Jean Monnet en 1989.
Cent années plus tard tout cela est tellement différent. Aujourd'hui les élèves sont plus de sept cents. Je vois tant de changements parmi eux ! Ils ne sont plus obligés de porter des uniformes et en plus les filles sont également là !
Je dois maintenant vous laisser car je ne veux pas abandonner mes habitants plus longtemps.
Rendez-vous dans cent ans !

Propos recueillis par Coralie


Je me souviens de mes débuts, du stress et de l’anxiété. Je découvrais un monde nouveau. Plus rien n’allait être comme avant. J’appréhendais le premier jour, comme un oisillon que l’on pousse hors du nid pour la première fois. Un sentiment étrange pour ce premier jour. Un jour que je ne voulais pas vivre mais un jour que je ne voulais pas rater. Et puis vint le grand moment. Comme un pincement au cœur quand j’entendis sonner pour la première fois la cloche. Je me sentis tout de suite envahi, assailli de tous les côtés. Comme dans un étau.
Après cette initiation toutes les autres années ne furent pas aussi difficiles. Quatre-vingt-dix-neuf autres années….

Isahak


Je me souviens de ce jour que mes hôtes appelaient « le dernier jour ».
Je me souviens d’entendre chaque année cette expression  sans la comprendre.
Je me souviens de la cohue générale qui précédait le calme total.
Je me souviens de ces longs jours de repos dont je profitais pour me faire soigner afin de retrouver une partie de ma jeunesse.
Je me souviens du terme de ces moments quand je suis assailli par une vague d’anonymes que je reconnais vaguement.
Alexis R. et Isahak.




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Dimanche 13 janvier 2008
DIMANCHE 27 SEPTEMBRE 1908

A 10 heures et 1/2, à la gare de Romans, arrivée de M. le Ministre de l'instruction publique, Gaston DOUMERGUE, par train spécial.

Place Carnot, rue Jacquemart, place Jacquemart, côte des Cordeliers, place de l'Hôtel de Ville.

A 10 heures 3/4, à la mairie de Romans, réception des autorités et de MM. les fonctionnaires.

A 11 heures, Inauguration officielle de l'Hôtel des Postes.

Côtes des Cordeliers, place Jacquemart,( côte Saint-Ursule), Champ de Mars.

A 11h. 1/4, Inauguration du Nouveau Pont, à Romans.

Place Jacquemart (côte Saint-Ursule), côte des Cordeliers, place Lally Tollendal, rue Saint Nicolas, Nouveau Pont.

A 11 heures 1/2, Visite de la Nouvelle Ecole de Garçons, à Bourg-de-Péage.

Retour du Cortège par l'ancien Pont.

Rue du Royannais, rue de l'Hôtel de Ville, place du Marché, ancien Pont, place de la République, rue Mathieu de la Drôme, côte des Cordeliers, Nouvelle Place, place d'Armes, avenue Victor Hugo.

A midi : Grand Banquet, offert à M. Doumergue, Ministre de l'Instruction publique et des Beaux Arts, dans l'immeuble de M. Chabert, route de Génissieux.

A 31 heures : Pose de la première pierre de l'Ecole Pratique de Commerce et d'Industrie.

Avenue Victor Hugo, rue Guilhaume, rue del'Ouest, rue Docq.

A 4 heures : Place d'Armes : Commémoration du discours de Gambetta.

Boulevard de l'Ouest, cours Bonnevaux, place d'Armes.

Morceau d'ensemble exécuté par toutes les Société de musicales, sous la direction de M. Puget.

Défilé des Sociétés de musique et de gymnastique devant M. le Ministre de l'Instruction publique et dans la ville par les Sociétés prenant part au Festival :

Musique du 75e régiment d'infanterie, Fanfare de Valence (Musique d'honneur), Gymnase civil de Valence, Lyre Saint Marcellinoise, Harmonie chorale de Bourg-lès-Valence, Avant-Garde Tainoise, Philharmonique de St Vallier, Harmonie de Loriol, Fanfare de St Uze, Harmonie chorale du Calvaire, Lyre Erômaise, association symphonique crestoise, Fanfare de St Barthélemy de Vals, l'Espérance Dontienne, Fanfare de Livron, Société de Gymnastique de S. Vallier, Harmonie Romanaise, Fanfare municipale de Bourg-de-Péage, Union chorale de Romans et de Bourg-de-Péage, Union orphéonique de Romans et de Bourg-de-Péage, l'Indépendante de Romans et Bourg-de-Péage, Association symphonique, les Trompettes romanaise, l'Ondine de Bourg de Péage.

Place de l'Hôtel de Ville, après le défilé, distribution des médailles commémoratives.

A 4 heures et 1/4 : Visite de M. le Ministre de l'Instruction publique à l'Hospice.

A 5 heures : Concerts à Romans. -- Place de l'Hôtel de Ville, Place Jacquemart, place de la République, place du Champs de Mars ; à Bourge de Péage. Place du Marché ; par les diverses sociétés prêtant leur concours.

A Romans, Kiosque des Cordeliers, place de l'Hôtel de Ville, de 5 heures à 6 heures et demie Concert de gala par la Fanfare de Valence.

PROGRAMME. --- Paris-Bruxelles, Allégro (Turine) ; Sigurd, Sélection (Reyer) ; Aire varié pour 4 saxophones (Muldermans) ; Hamlet, fantaisie (A. Thomas) ; La Bravado, scène provençale (Grouven).

A 8 heures du soir, place d'Armes : Cinématographe.

A 9 heures, place de l'Hôtel de Ville, Concert par l'Harmonie romanaise, la Fanfare de Bourg-de-Péage, l'Union chorale et l'Union orphéonique.

Grande Kermesse. Entrée libre.

Les Municipalités de Romans et de Bourg-de-Péage et le Comité d'organisation comptent sur le concours empressé de tous les habitants de nos deux villes pour rehausser l'éclat des Fêtes du 27 Septembre.

Ils sont persuadés que tous les républicains seront heureux de fêter le souvenir glorieux du voyage de Gambetta dans la Drôme et d'acclamer le représentant du Gouvernement de la République.

Ils invitent leurs concitoyens à décorer et pavoiser leurs habitations en l'honneur de M. Doumergue, Ministre de l'Instruction publique et des Beaux Arts.

Les établissements publics sont autorisés à rester ouverts toute la nuit.

Le Maire de Bourg-de-Péage, L. PIRRAUD.

Le Maire de Romans, Dr E. GAILLY.

Le Président de la Commission du banquet, A. TATIN.

Le Président de la Commission des Décorations et de la Kermesse, J. VERNISSAT.

trouvé sur

http://www.le-tramway-de-la-drome.com/leslignes_photosderomans_programmedesfestivites.htm

des photos ici
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Vendredi 23 novembre 2007
Voilà ce que disait à ce propos le  premier numéro du journal Bête de presse en décembre 1993 :
Le collège de Bourg-de-Péage s'appelle collège de l'Europe-Jean Monnet parce qu'un jour de 1988, le maire de Bourg-de-Péage et le conseil d'administration du collège se sont enfin mis d'accord sur ce nom. Le collège avait failli s'appeler Jean Rostand, Brassens, Simone Signoret, Vincensini, La Parisière, Alpha 16 (nom proposé par une classe de 3ème)...

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