Dimanche 6 juillet 2008
Mathilde Landois de 6e5 a remporté le 3e prix de ce concours organisé par la Musée de la chaussure de Romans.



Voici son texte :

 

Les Brodequins de Samouraï

 

Il était une fois deux cordonniers. Ils se nommaient « Ojo et Caja » et habitaient t ous deux dans le même village, Cojomaro, qui se trouvait au Japon. Le premier cordonnier était jeune et très riche grâce à ses médiocres chaussures au prix peu élevé. Le second, lui, était vieux et très pauvre car il avait beau fabriquer des chaussures de bonne qualité, le prix était trop onéreux. Pourtant il continuait à fabriquer des chaussures.

 

Et voilà qu'un beau jour il fabriqua une paire magnifique, avec une empeigne en poil de bufle, ornée de lacets de cuir et toutes sortes de décors. Le soir même il décida de l'offrir à son fils : « Tiens prends, je te les donne ! ». Le fils les essaya, elles lui allaient à merveille mais voilà que tout à coup il se sentit soulevé dans les airs. Les chaussures que Caja avait fabriquées étaient tellement légères qu'elles étaient capables de voler. Alors le fils monta très haut dans le ciel pour les essayer.

Puis les jours passèrent et le fils s'envolait chaque jour un peu plus haut dans le ciel. Un jour il monta tellement haut qu'il découvrit « l'île Céleste ». Cette île se trouvait au beau milieu des nuages. Le fils, émerveillé, visita chaque recoin de l'île et il découvrit ses habitants : les Célestiens. Par chance ils parlaient la même langue que lui. Les Célestiens lui apprirent des milliers de choses.

Tout à coup il se rendit compte que minuit était passé. Il était l'heure de rentrer chez lui. Mais avant de partir les Célestiens lui offrirent un bocal à l'intérieur duquel se trouvaient des fées pas plus grosses que des puces ; toutes avaient un pouvoir magique (faire grandir, faire vieillir...), elles étaient au moins mille. Ils lui offrirent aussi un matériau révolutionnaire pour fabriquer les chaussures.

Enfin le fils redescendit sur terre et ramena tout ce que les Célestiens lui avaient offert puis le donna à son père.

Raja fabriqua des milliers de chaussures avec le matériau apporté par son fils et il glissa une fée dans chaque chaussure. Il les nomma « les Brodequins de Samouraï ». Bientôt des milliers de gens vinrent lui en acheter.

 

Raja vendit tellement de chaussures qu'il devint l'homme le plus riche du village. Quant à Ojo, il changea de métier et devint cocher.

Par dsetautres
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