Dimanche 4 mai 2008
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15:59
Dani Lary, le magicien bien connu (voir son site officiel ), est passé par le collège. Il nous a
envoyé un petit texte :
Je suis allé au Collège de ma 6ème à ma 3ème.
Je n'aimais pas du tout l'école car je n'avais qu'un seul rêve : être magicien.
Mais il n'y avait pas d'école pour ça !
Je garde un très bon souvenir de Madame Mounier et Madame Magnan,
qui, elle, avait vu avant ma mère que j'avais des dispositions artistiques.
D'ailleurs je la cite dans mon livre Autobiographie d'un magicien(1), page 28.
J'étais nul en français, math, histoire et géo.
En revanche j'étais surdoué en peinture et art plastiques.
Je faisais en classe des reproductions de Vlaminck et de Van Gogh.
J'aurais pu être faussaire en peinture !!! Mais ce n'est pas un métier honnête.
Quoique faire croire au public que les pianos volent ...
ce n'est pas non plus un métier très courant, mais je suis très heureux dans ma passion.
Je souhaite à tous les élèves de passer une bonne scolarité dans un
établissement aussi beau que celui-ci, chargé d'histoire.
Bon anniversaire !
Dani Lary
1. début du chapitre 11 : Je poursuivis cahin-caha ma scolarité. Pour le passage du primaire au secondaire, décision avait été prise de
m'orienter vers ce que l'on appelait pudiquement les « classes de transition ». Très en vogue dans les années 1970, ce système devait permettre une meilleure prise en charge des élèves en situation
de difficulté ou d'échec scolaire. Dans les faits, ces passerelles constituaient, je n'hésite pas à l'affirmer, des voies sans issue. Autrement dit, des voies de garage, ni plus ni moins. On y
regroupait pêle-mêle, et sans la moindre distinction, tous ces gosses jugés irrécupérables ou appelés à ne «jamais rien faire de leur vie ». En cinq mots comme en cent, le rebut de l'éducation. La
honte du système éducatif français, par ailleurs si performant lorsqu'il veut bien s'en donner la peine.
J'ai vécu ce rejet, cette exclusion comme un véritable choc. Une profonde blessure. Une injustice. Je n'étais pas plus stupide qu'un autre. Ma place n'était pas là, et d'autres le pensaient aussi.
Hormis mes parents - normalement soucieux à mon sujet-, quelques trop rares enseignants partageaient cet avis. Pour eux, mes difficultés à parler et à écrire correctement le français, mon manque de
résultats ne justifiaient pas cette mise à l'écart. Ils n'hésitèrent pas à plaider ma cause, lors de mon entrée au collège, devant le directeur de l'établissement afin que j'intègre une classe dite
« normale ». Je me souviens notamment de Mme Magnan, déjà citée, pour laquelle il était absurde et regrettable de vouloir exclure un enfant qui possédait une intelligence et une vivacité hors des
sentiers battus, une perception des choses peu ordinaire. Ces professeurs avaient su percevoir dans ma personnalité, dans mon comportement, au-delà des apparences, cette sensibilité à fleur de peau
qui faisait de moi un garçon différent des autres. Ils avaient parfaitement compris que les habits trop étriqués et formatés du système éducatif ne me convenaient pas. Ils savaient qu'il existait
d'autres costumes dans d'autres vestiaires qui me permettraient de m'épanouir totalement. Ils ignoraient cependant que ce serait dans les habits d'un illusionniste.
Ses soeurs étaient là aussi à l'époque de la maternelle Antonin Vallon.
Anita Lary est la 4ème en partant de la gauche premier rang (assise, habillée comme un garçon)
Monique est la 6ème en partant de la gauche troisième rang (debout, blouse rouge, toutes dents dehors)
Par dsetautres
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Publié dans : Ils sont passés par le collège
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