Dimanche 18 mai 2008
Deux reproductions de cartes postales représentant le collège en 1939 envoyées par Alain Tournigand :

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Dimanche 18 mai 2008
L'équipe de Bête de presse a aussi publié un numéro du journal européen Fax ! en mai 1997, ce qui a été l'occasion d'une visite du collège par le Recteur.


C'est un des exemples de la collaboration du collège avec le Dauphiné libéré et le Clemi de l'académie de Grenoble, collaboration qui a continué cette année, avec la publication d'articles d'élèves pour annoncer le centenaire.



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Dimanche 18 mai 2008
Monsieur Fernand Aghard, ancien professeur du collège et actuellement âgé de 90 ans, nous permet par ses photos de témoigner de la construction en 1965 de deux  préfabriqués qui l'ont obligé à assurer quelques cours de technologie au stade !




                       Atelier pour la classe pratique




Construction de l'escalier




                          Cours au stade
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Dimanche 18 mai 2008
Un message d'Alain Tournigand :

Bravo pour votre travail

Voici quelques photos de classe de la période 1963 à 1967.




                                                          
  6° 10  1963-64
Dernière année de l’annexe du lycée Albert Triboulet
J’ai essayé de me rappeler de tous ces camarades avec qui j’ai passé de bons moments.
Pardon pour ceux que j’ai oubliés, c’est un peu vieux !!!
Laloyaux-Pernon-Borja-Stéphanato-Deloche-Vicat ?-Forel-Boisset-Sanial
Tournigand- ??-Rampont-Drue-Laffont- ?? –Tessier-Fleuret
Ducros-Champey ?-Chaléon- Mme Seguin (prof de SVT)-Navarro- ?? – Blanc- ??


Pourquoi Lycée Triboulet ? Parce que le collège dépendait du Lycée et n'était qu'une annexe. La rentrée se faisait à l'époque dans le Musée de la chaussure actuel, la cantine était là-bas aussi. Ce n'est que l'année suivante qu'a été créé le collège de Bourg de Péage.





                                             5°classique 1964-65

Fiori-Pernon-Chaléon-Fleuret-Mazoyer-Stéphanato-
Tessier-Rampont-Drue-Laffont- ?? – Deloche-Boisset
Blanc-Morel-Blanc-Tournigand-Champey ?-Laloyaux




                                                      
5° classique 1965-66
Comme j’aimais trop le collège j’ai joué les prolongations !!!

Tournigand- ??- Fleuret-Forel-Laloyaux- ?? – Hernandez
Ducros-Baietto- ?? – Morel- ?? - ?? - ?? – Renard
?? – Barret-Collet-Desgrange-Niboucha ?-Schwander






4°classique 1966-67

Tournigand-Morel-Forel- ?? – La prof de musique- Collet-Hernandez
Baietto-Ducros-Schwander-Renard-Piétri-Barret

La photo de classe de 3° fut perturbée par le joli mois de mai 1968 !!

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Mercredi 14 mai 2008
Laurent et Isabelle Gonnet nous ont envoyé quelques photos.













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Mardi 13 mai 2008
Je garde un excellent souvenir de mes années passées au Collège de  l'Europe !
Il m'en reste des images de fous rires avec les copains, de bonne  humeur  et bien sûr de nos blagues pour taquiner les profs !
Je crois que c'étaient mes plus belles années de scolarité ! Parce  que les profs étaient humains , plein d'humour et qu'ils faisaient  tout ce qu'ilspouvaient pour rendre leurs cours plus vivants !
Pour être honnête , je ne me souviens pas de grand chose concernant  le programme  d' Histoire, de Math ou de Français... C'est tellement  loin !
Et puis de la cinquième à la troisième, on ne voit pas toujours  l'utilité de tout ce qu'il y a à apprendre !
Je me souviens par contre de la bonne humeur des profs, de leur  patience, de l'atelier vidéo qui a marqué les prémices de mon  métier de cadreuse.
C'est justement ça que j'ai aimé dans ce collège, parce que  finalement, le plus important à transmettre, c'est le goût d'apprendre, c'est l'envie de comprendre les choses ... Et ça, je le garde précieusement !

Myriam Kastner


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Dimanche 11 mai 2008

Dans la mairie de Bourg-de-Péage, en 2007 :


Dans celle de Schwaz, en 2008 :



Au lycée (BORG) de Schwaz, en 2008 :
 



















Au collège de l'Europe Jean Monnet, en 2007 :

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Dimanche 11 mai 2008

Les créatrices de l'échange, il y a 21 ans :
Mmes Michèle Kastner et Monika Allinger, ici en compagnie du maire de Schwaz







En avril 2007, les élèves français et autrichiens devant la mairie de Bourg-de-Péage, pour les 20 ans de l'échange.



 






 






La même année, dans le hall de la mairie de Schwaz.





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Jeudi 8 mai 2008
Voici dix images prises lors de la visite d'Anne Pierjean au Collège. Les élèves lui ont présenté une adaptation théâtrale de son roman Paul et Louise qui raconte l'histoire de ses parents au début du vingtième siècle, je crois, d'où les jolies coiffes et les belles robes paysannes. Qui se reconnaît ?
Dominique Renard
























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Jeudi 8 mai 2008
J’ai été élève du CES Bourg-de-Péage (comme on disait alors) au milieu des années 1970. Cela paraîtra bien lointain. C’était sans doute une autre époque et, pourtant, c’était hier. Pompidou était président (on disait dans la cour : « Pompidou pompe les sous ») et Chirac déjà ministre… Beaucoup suivaient l’épopée des Verts de Saint-Etienne et Rocheteau deviendrait bientôt le Français le plus populaire... A Bourg-de-Péage, les usines Mossant, dont les chapeaux avaient «coiffé le monde», vivaient leurs dernières heures… Je vois encore le flot des ouvrières et des ouvriers, avenue général de Gaulle que je descendais à vélo, avant de tourner à droite pour aller au collège…

                           Le mini-golf devant le collège dans les années 70

J’ai vécu l’entrée en sixième comme un moment important, un tournant, surtout après une année d’ennui en CM2. Pourtant, j‘avais apprécié fréquenter l’école Louis Pasteur… L’école était flambant neuve, moderne, lumineuse, débordait d’une vie qui devait beaucoup à une nouvelle génération d’instituteurs, ouverts aux changements du monde ou férus de musique, tel Jean-Claude Sengissen.
Une cousine m’avait vanté combien le collège c’était différent de l’école primaire : on avait une cohorte d’enseignants, on changeait de salle toutes les heures, on découvrait des matières nouvelles, on allait parler des langues étrangères…Que de sujets d’étonnements ! C’était sortir de l’enfance, pousser la porte d’entrée dans la vie adulte.
Ce magnétisme était toutefois tempéré par l’impression que dégageait le CES. Je veux dire l’immeuble. Le bâtiment de l’avenue Antonin Vallon semblait comme une forteresse d’un autre âge, hautaine, sorte de Poudelar péageois, défiant l’autre collège (ou plutôt l’autre école), en face, Les Maristes. Rien à voir avec Louis Pasteur.
Cette inquiétude explique probablement pourquoi je ne me souviens pas de mon entrée en sixième… La mémoire a fait son travail de sélection et éliminé un moment qui n’a pas dû être agréable, bien qu’il fût très attendu…
Et, à l’intérieur, le collège était bien comme on pouvait l’imaginer du dehors. Une grande bâtisse, certes bien entretenue, mais pas très humaine. Cela ressemblait à un grand séminaire ou à une caserne reconvertis en école. On avait le sentiment de plonger cinquante ans en arrière… alors que se profilait l’an 2000 que nous imaginions (si je peux me permettre cet anachronisme) comme dans Blade Runner.
Il y avait ces hauts plafonds, ces longs couloirs, ces escaliers assez étroits avec leur flux montant et descendant, ces combles aménagées où étaient relégués les cours de musique et de travaux manuels, ce centre (ou plutôt ce corridor) de documentation du 1er étage (de surcroît avare de sa documentation), ces bureaux du rez-de-chaussée qu’occupaient des personnels administratifs, avec leurs fonctions mystérieuses et leurs routines. Les professeurs, tels des génies sortis de leur boite, ne faisaient leur apparition que lors des cours avant de disparaître aussitôt. Un tableau noir dans le hall d’entrée signalait leurs absences. Cette organisation du travail avait quelque chose de déroutant pour les nouveaux venus (et pas seulement eux)… mais, implicitement, on y apprenait beaucoup sur les réalités de la société, les distinctions sociales, la bureaucratie, l’intrumentalisation du savoir…

                                       De hauts plafonds et un escalier monumental

L’arrivée au collège ouvrait aussi mon horizon géographique. Je faisais connaissance et liais amitié avec des élèves venus de territoires apparemment reculés et à la dénomination étrange sinon barbare : Jaillans, Beauregard-Baret, Hostun, Rochefort-Samson, Besayes… Heureusement, sauf quelques exceptions, ces Tartars se révéleraient pacifiques. Mon monde se décentrait et s’élargissait…
Bien sûr, j’ai gardé le souvenir de quelques professeurs mais j’en ai oublié beaucoup. Je me souviens surtout, et plutôt en positif, de quelques excentriques ou personnages vieille école… alors que j’ai oublié, souvent, les plus jeunes (c’est curieusement l’inverse de ce que je signalais plus haut pour l’école primaire). Cependant, il ne faut pas généraliser. Par exemple, ma première prof d’histoire-géo, Mlle Dumoulin, qui débarquait manifestement de la fac, m’avait fait découvrir et apprécier une matière à laquelle je deviendrais accro… M. Magnan, que j’ai eu deux années consécutives, nous a également beaucoup captivé (je dis « nous » pour la majorité de ces deux classes qui, je crois, appréciait beaucoup les histoires de l’histoire de M. Magnan).
En 6ème, j’ai eu aussi un étonnant professeur de mathématiques : M. Chevalier. Il était d’une grande clarté et d’une rigueur adjudantesque. Je retiens de cette année avec lui deux mots : « fumiste », qu’il assénait à tout élève qui deviait du chemin qu’il avait fixé et «persévérez» qu’il inscrivait sur les bonnes copies. Longtemps, je me suis demandé ce que ce mot signifiait. On aurait dit une amulette.
En 5ème, j’ai eu une prof de français qui semblait sortir d’un film de Marcel Pagnol : Mme Ridet. Elle enchaînait rédaction sur rédaction. C’est sans doute avec elle que j’ai appris à écrire… alors que l’exercice paraît démodé sinon abandonné aujourd’hui… J’ai appris aussi qu’il fallait prononcer le s de mas (ferme provençale)… ou le contraire. Je ne sais plus…
Bien sûr, je ne peux pas oublier cette prof de sciences naturelles qui occupait une salle, équipée comme un laboratoire d’opérette, au 2ème étage. Elle en était la pythie. Je me souviens de son racisme anti-bic qui tenait, je dirais, d’un refus du monde contemporain, sinon, paradoxalement, de la nature. Si elle n’encourageait pas les vocations pour sa discipline, réussir à l’apprivoiser introduisait empiriquement (et sans le savoir) à l’éthologie. Le professeur de latin était une autre déclinaison de ces enseignants imprévisibles mais pour lesquels nous avions une sympathie perverse. Nous n’étions que 8 à suivre ses cours… On avait le sentiment de composer une petite franc-maçonnerie, très soudée. La matière paraissait évidemment anachronique. A quoi pouvait bien servir l’apprentissage d’une langue antique à la veille du troisième millénaire ? Cela laissait interdits nos camarades. Mais cet anti-conformisme nous a  permis de découvrir Psyché, les Métamorphoses, L’art d’aimer d’Ovide… et de percer quelques secrets.
Il y avait aussi l’anglais ou l’italien avec M. Chastagnier et Mlle Porcellana qui, plus que d’autres,  s’efforçaient de faire vivre la langue qu’ils enseignaient, encourageaient sa pratique parlée… Hélas, cela ne m’a pas familiarisé suffisamment avec les langues de Shakespeare ou de Dante. Cela reste un petit handicap dans mon métier aujourd’hui et m’a fait louper quelques opportunités professionnelles. Dommage, me semble-t-il, qu’on ne fasse toujours pas des langues une priorité, qu’on se disperse, qu’on ne repense pas sérieusement leur enseignement… à l’heure de Europe et de la mondialisation qu’on agite trop souvent comme des épouvantails.
Il y avait enfin les cours de gym. Je détestais ces tours de stade ou ces cross que nous imposaient, de façon tyranique et bonhomme, des individus en survêtement du 1er janvier au 31 décembre, avec un sifflet pour collier. Je n’appréciais guère non plus les cours de dessin et, pourtant, j’aimais dessiner. Les profs d’arts plastiques (comme on dit aujourd’hui), par leurs exigences bizarres, avaient plutôt tendance à nous inhiber plutôt qu’à encourager notre créativité.
On aura deviné que je n’ai pas vraiment de nostalgie pour ces années au collège. Ce fut comme un long transit. Je regrette l’absence de vie collective : pas de journal de collège par exemple, pas d’ensembles musicaux ou de spectacles montés en commun, pas de découvertes extérieures ou de voyages scolaires, des enseignements éclatés, déconnectés les uns des autres et, parfois, aveugles. Le CES était une grande maison dans laquelle se croisaient des individus (élèves, enseignants, administratifs) sans vaiment se rencontrer. C’était un peu comme une usine sans objectifs de production bien définis. Si cela n’excluait pas des affinités ou complicités entre élèves, les trajectoires respectives semblaient déjà tracées, les mondes cloisonnés… Le temps et la volonté ont certainement corrigé ces inclinaisons. Bon anniversaire.


Dominique Andolfatto
 
(Nancy, 8 mai 2008)

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